L'enfant blessé,

La femme authentique et fidèle à elle-même

«Depuis quelques semaines, j’ai le privilège et la force de redécouvrir l’enfant intérieur blessé. J’avoue être étonnée des changements radicaux qui se produisent. Plusieurs fois je suis passée de la méfiance à la confiance, de la haine au pardon, de la douleur à la paix. Mon passé et certains évènements me retiennent par toutes les émotions d’enfant marquées en moi comme au fer rouge. Si bien, que je passe ma vie à tenter de réparer le passé, à essayer de changer des choses auxquelles je suis seule à penser.

Aujourd'hui, il n’y a que moi qui puisse prendre la responsabilité de mon bien-être. Mais si personne ne me parle de mon bien-être, je n’imagine pas qu’il puisse exister. Je me sens coincée dans mon histoire. Les autres m’attendent avec de l’amour plein les bras, l’univers attend lui aussi, mais je ne vois rien de ces merveilles qui n’attendent que mon accueil. Je suis accrochée à cette idée qu’il est difficile d’être aimée pour ce que je suis, sans rien avoir à prouver, sans rien faire pour les autres.

J’ai l’impression que quelque chose ne va pas en moi, que je suis différente, que rien n’est facile dans la vie et qu’il faut toujours que je cache en moi les secrets de la vie. Je comprends alors que mon enfant intérieur est profondément atteint et que le passé me tient quelques fois encore, mais par moment seulement! Je suis une terrienne, simplement et j'ai l'impression de vouloir réparer ce qui est déjà fini, ce qui ne pourra jamais être changé, comme si c’était moi la coupable. Pire encore, la vie présente passe, et moi j’ai le cœur blessé.  Je comprends dès lors que je subis les traces d’un rejet, d’un abandon. Tant de questions sans réponse. La seule personne qui puisse me l’expliquer s'accroche probablement elle-même au vide qu'elle vit depuis si longtemps, à la séparation de son enfant et à l'incompréhension du moment passé.  Sa souffrance doit certainement équivaloir la mienne mais de façon différente.  Je dois me rappeler qu'elle m'a portée durant neuf longs mois en sachant très bien qu'elle devrait me faire ses adieux.  La déchirure du coeur et le souvenir terrifiant de cet instant doit provoquer des sueurs froides.  Nous vivons et nous portons toutes les deux, sans aucun doute, un immense fardeau que seul notre coeur peut composer ses écrits.

Comment arriver à comprendre que quelqu’un d’étranger à toi puisse t’aimer alors que tu réclames l'amour de ta propre mère et que tu n'y arrives tout simplement pas? Probablement que cette maman avait ses raisons et je ne la jugerai pas. Mais la question reste plausible quand même et la seule image possible se définit comme la solitude. Quoi de plus beau et de plus enrichissant que l’amour d’une mère? Je n'aurai jamais connu ce sentiment malheureusement.

Tu te retrouves ici avec toutes ces questions comme par exemple : a t-elle honte de moi, a t-elle peur que je raconte son histoire ou encore vit-elle de culpabilité, ce sentiment par lequel on se sent coupable, qu’on le soit réellement ou non.

Un regret s'impose, une manifestation de douleur envahissante se fait sentir. Il existe bien sûr un état de conscience douloureuse, mais enfin il ne faut pas cesser d’aimer et je remue constamment ces paroles. Je suis et je serai sans doute toujours cachée dans le plus profond de son être.

À mon avis et avec mon âme de mère que je suis, je pense aujourd'hui, au moment d'écrire ces lignes, qu'il ne faut jamais condamner une personne peut importe que l'on connaisse son histoire ou pas.  J'ai appris avec le temps mais surtout avec les circonstances de la vie, qu'il faut simplement remettre à l'univers l'amour que nous portons dans notre coeur.  Il faut savourer chaque tic tac du temps et dire merci à la vie comme je dis merci à cette femme qui m'a donnée la vie.

L’enfant lui, ne naît pas par hasard mais il est le vouloir ou le fruit de l’amour. L’enfant ne doit pas se sentir coupable de toutes les fissures de la vie qu’il n’a pas encore connue mais il doit apprendre à savourer la sève qui le fait grandir et vivre.

Vous savez sans doute que déjà dans le sein de la mère l’enfant ressent l’amour et la protection mais je dois avouer que la confiance en prend un coup.  Ce sentiment de sécurité qu’un enfant éprouve dans le réconfort de sa mère et qui devient crainte, doute et suspicion en grandissant. Que faut-il faire pour le chasser de sa vie. Il ne faut pas se le cacher, il te suit toute ta vie et avec tout le monde et dans tous tes projets. Soumis à l’innocence bien malgré toi, tu grandis avec certaines séquelles pour lesquelles il te faut te battre pour cacher la blessure et l'incompréhension.

L’enfant pour sa part apprend à cultiver sa vie et il avance vers d’autres épreuves qu’est demain. Il apprend à traduire le silence pour oublier le passé et par sa croyance, il demeure fidèle à ses épreuves et il s’enveloppe de la présence de ceux qui la devine, la comprend et l’entoure sans savoir ce que l’amour veut dire réellement.

Le mal psychologique est fait, le rejet est installé bien innocemment et aujourd’hui c’est moi qui ai appris à rejeter sans vraiment savoir pourquoi.  Mais je dois dire ici qu’il n’est pas heureux de vivre de cette façon, puisque cet état d’être fait l’ombre de plusieurs journées.

En conclusion, je peux me permettre de dire que je n’ai plus la force de réparer toutes les fissures de sa vie. J’ai décidé de sceller toute mon écorce à l’épreuve de toutes les intempéries de ma vie. Ce mal je le vis intérieurement et il ressemble à un vide encore plus profond que la mer et je suis certaine que ma mère traverse les mêmes intempéries psychologiques depuis ce jour.  Chacune de notre côté nous traversons la vie du mieux que nous soyons capable de le faire et de chaque nuage nous voyageons et de chaque soleil nous en profitons.

Pourrais-je croire un jour que les étoiles brilleront pour moi, afin d’effacer certains mauvais souvenirs? Je suis un peu perdue au fond de moi-même, détruite par l’impuissance de ce que je n’ai pas demandé, mais quelques fois la vie fait bien les choses et c'est ce qu'il faut croire pour progresser et garnir notre jardin intérieur.

En cherchant l’amour des autres, j’ai tout simplement oublié de m’aimer et j’ai toujours chercher à comprendre cette horrible culpabilité d’une mère qui refuse de se pardonner et qui j'espère réussit un peu à vivre sa vie en gardant sur son coeur le souvenir heureux d'avoir donné la vie à une femme aujourd'hui accomplit.

Il m'arrive bêtement et souvent de me camouffler derrière un large sourire comme inondée de bonheur et pourtant, je me sens dans le labyrinthe de tout ces sentiments intérieurs. Je ne veux pas m’infliger l’auto-destruction, donc je dois apprendre le langage de l’amour autrement.

Avec l’aide de mes enfants et de ce que je suis à ce jour, je franchirai les frontières et j’espère qu’un jour une étoile me verra. Ce sera pour moi une libération, un succès et à ma mère, je lui dis merci de m'avoir donnée la vie.

Le 7 septembre 2006,

Toi ma soeur,

A toi mon amie, ma sœur nous sommes unies par le destin, à nous deux nous  n'aurons plus peur, à nous deux la vie.

Mon cœur s’est enfin ouvert à toi, ma vie s’est réveillée car tu es à mes côtés pour y rester.
Pour toi et pour moi je voudrais briller de haut en bas,
Grâce à toi j’espère revivre, toutes les deux unies, pour un jour et pour toujours chanter la vie.


Je remercie la vie qui nous réunit, je remercie aussi notre mère de nous avoir donné cette vie qui nous sourit aujourd'hui.
Toutes les deux on s’en sortira, le bonheur de deux soeurs on connaîtra.

A toi mon amie ma sœur, je t'aime pour ton audace,
longtemps je n'ai pas compris, mon coeur blessé n'a pas su comment.
Mais nous sommes liées à présent par cet instant magique qu'est notre destin, il est entre entre nos mains et cette fois j'arrive à le voir, à y croire.
A nous deux on vaincra, à nous deux on s’en sortira.

Je t'ai retrouvée, et je me suis retrouvée à la fois, toi ma soeur, tu es une perle, cette fois c'est la bonne.  Ajoutes moi à ton collier, pour me laisser rester à tes côtés.  Je fais la promesse d'apprendre à aimer avec toi à proximité et de toujours t'honorer avec dignité et humilité.

Je t’aime ma soeur et je te dis merci de me permettre encore de croire que l'amour existe vraiment, qu'il est possible d'être aimé et qu'il ne faut jamais perdre espoir.   Tout ça grâce à toi l'amour renaît en moi et mes ailes se cicatrisent.  Je prendrai mon envol, toi à mes côtés, toi à aimer.  Si un ange passe par chez vous, je lui dirai de te livrer le message suivant, soit de dire merci à notre mère pour m'avoir donnée une soeur à aimer...., mais à bien y penser, je lui dirai de vive voix.